Saint Nicétas le Confesseur (763-838)

Le 13 octobre, l’Église orthodoxe vénère la Mémoire de saint Nikita le Confesseur.

Saint Nikita naquit en Paphlagonie, en 763. Ses parents étaient apparentés à l’impératrice Théodora. Ils lui donnèrent une éducation soignée dans les lettres sacrées et profanes. Lorsqu’il eut atteint l’âge de dix-sept ans, ils l’envoyèrent à Constantinople pour faire carrière à la Cour. Ses talents furent bien vite remarqués par l’impératrice régente Irène, qui le fit élever à la dignité de patrice et le nomma général des armées de Sicile.
Mais, depuis son enfance, Nikita ne mettait sa véritable joie qu’à progresser dans la voie de la vertu et désirait de tout son cœur devenir moine. À plusieurs reprises, il demanda à être relevé de ses fonctions, mais les empereurs Nicéphore (802-811) et Stavrakios (811) l’avaient en trop grande estime pour l’autoriser à quitter le monde.

Il dut patienter jusqu’à ce que Michel ler Rhangabè (811-813) prenne le pouvoir. Devenu souverain, celui-ci permit à Nikita de devenir moine, à la condition toutefois de ne point quitter la ville impériale. Nicétas devint donc moine à l’âge de cinquante ans, et l’empereur le chargea de la direction d’un monastère situé à la Porte Dorée.

Sous le règne de Léon V l’Arménien, les persécutions contre ceux qui vénéraient les saintes images reprirent avec violence. Comme la plupart des moines, Nikita était un fervent défenseur de la foi orthodoxe, mais, pour ne pas s’exposer inutilement à la persécution, il préféra se retirer avec quelques moines dans un petit monastère, qu’il avait autrefois lui-même fait construire à quelque distance de la ville.

Lorsqu’on révéla à l’empereur qu’on y vénérait des icônes, celui-ci envoya ses soldats, qui piétinèrent les saintes images devant le saint higoumène impuissant. L’empereur Théophile, en prenant le pouvoir (829), fit redoubler de violence la persécution. Il dépêcha un certain Théodore au monastère de Nicétas, afin de contraindre le saint, sous peine d’exil, à entrer dans la communion du patriarche iconoclaste Antoine. Prêt à être livre à la mort plutôt que de renier l’icône du Christ, saint Nikita fut exilé avec trois de ses disciples. Comme, sur l’ordre de l’empereur, il avait été interdit à quiconque de donner refuge aux confesseurs des saintes images, ils durent fuir de lieu en lieu sans pouvoir trouver de repos. Finalement, ils s’installèrent dans un endroit isolé, nomme Katissia, où ils bâtirent une église dédiée aux Saints Archanges, près de laquelle ils vécurent en paix pendant quelque temps. Parvenu à l’âge de soixante-quinze ans, saint Nicétas reçut à l’avance la révélation du jour de sa mort. Il rassembla alors ses disciples pour les exhorter à mener jusqu’au bout le bon combat de la vertu, et s’endormit paisiblement pour rejoindre le chœur des saints Pères. Après sa mort, ses reliques accomplirent de nombreux miracles.

Source : synaxaire du P. Macaire de Simonos-Pétra au Mont Athos

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