Sainte Hilda, abbesse de Whitby

L’Église vénère la mémoire de sainte Hilda, abbesse de Whitby. Sainte Hilda était une proche parente du roi de Northumbrie, l’un des sept royaumes entre lesquels était partagée l’Angleterre du VIle siècle, alors qu’elle commençait à émerger du paganisme. xyz Grâce à la prédication de saint Paulin – un des missionnaires venus de Rome -, sainte Hilda avait reçu le saint baptême et, pendant trente ans, elle cultiva les vertus évangéliques dans le monde, jusqu’au jour où, répondant à l’appel de Dieu, elle prit la décision d’abandonner sa famille et son pays. Elle se rendit alors dans le royaume d’Est-Anglie – dont le roi avait épousé sa sœur – dans l’intention de passer en France pour prendre le voile au célèbre monastère de Chelles, près de Paris, une des fondations dépendantes du monastère de Luxeuil”, où se rendaient alors d’autres nobles vierges saxonnes. Mais saint Aidan [31 août], l’évêque de l’île monastique de Lindisfarne, le centre de la vie ecclésiale de cette époque dans les îles britanniques, la rappela en Northumbrie, et lui assigna un domaine où elle mena, pendant une année, la vie monastique à la tête d’un petit groupe de vierges. Son don pour la direction spirituelle ayant été rapidement éprouvé, elle fut désignée comme supérieure du monastère de Hartlepool, à la tête d’une grande communauté et, neuf ans après (657), elle fonda le monastère de Whitby. xyz Pendant les trente années qu’elle passa à la tête de ces deux monastères, sainte Hilda témoigna d’une aptitude remarquable pour la direction de ses communautés de religieuses. Elle les menait vers Dieu en assurant avec science le bon ordre et la charité, à tel point que l’on considérait le monastère de Whitby comme une parfaite image de l’Église primitive, où riches et pauvres mettaient tout en commun et étaient unis par l’ardeur de la charité. Elle avait également la responsabilité spirituelle d’un monastère masculin, qui devint grâce à elle un centre de formation pour quantité de missionnaires et de saints évêques. xyz Les rois, les princes des pays voisins, l’évêque Aidan et toute la population accouraient vers sainte Hilda pour recevoir ses conseils et ses instructions spirituelles. Elle était considérée unanimement comme la véritable mère du pays. Après avoir ainsi mené quantité d’âmes vers le Seigneur pendant de longues années, elle fut éprouvée pendant six ans par une cruelle maladie, qui ne l’empêchait pourtant pas d’assumer la direction spirituelle de ses communautés. Au cours de la septième année de ce martyre, le l7 novembre 680, la sainte, âgée de soixante-six ans, réunit ses filles spirituelles, leur transmit ses dernières instructions sur la charité mutuelle et remit avec joie son âme au Seigneur. Une autre sainte de ce temps, sainte Bégu, vit alors son âme s’élever vers le ciel. xyz Sainte Hilda fut, avec sainte Ebba de Coldingham, l’une des grandes figures féminines de ce jeune christianisme celtique, et elle présente l’un des rares exemples d’une mère spirituelle ayant reçu de Dieu le don de gouverner aussi bien des communautés de moniales que des communautés de moines. Elle guida également de nombreux laïcs sur la voie du salut et dispensa ses conseils avisés aux évêques de qui elle était écoutée, car dans le Christ Jésus il n’y a plus ni homme ni femme, mais un seul homme nouveau (Gal 3, 28).

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