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Évangile – Parabole du Semeur

Chapitre VIII versets 5 à 15 (Mt 13,3-23 ; Mc 4,3-20)

5 Un semeur sortit pour semer sa semence. Comme il semait, une partie de la semence tomba le long du chemin : elle fut foulée aux pieds, et les oiseaux du ciel la mangèrent.

6 Une autre partie tomba sur le roc : quand elle fut levée, elle sécha, parce qu’elle n’avait point d’humidité.

7 Une autre partie tomba au milieu des épines : les épines crûrent avec elle, et l’étouffèrent.

8 Une autre partie tomba dans la bonne terre : quand elle fut levée, elle donna du fruit au centuple. Après avoir ainsi parlé, Jésus dit à haute voix : Que celui qui a des oreilles pour entendre entende !

9 Ses disciples lui demandèrent ce que signifiait cette parabole.

10 Il répondit : à vous, il a été donné de connaître les mystères du royaume de Dieu ; mais pour les autres, cela leur est dit en paraboles, afin qu’en voyant ils ne voient point, et qu’en entendant ils ne comprennent point.

11 Voici ce que signifie cette parabole : La semence, c’est la parole de Dieu.

12 Ceux qui sont le long du chemin, ce sont ceux qui entendent ; puis le diable vient, et enlève de leur cœur la parole, de peur qu’ils ne croient et soient sauvés.

13 Ceux qui sont sur le roc, ce sont ceux qui, lorsqu’ils entendent la parole, la reçoivent avec joie ; mais ils n’ont point de racine, ils croient pour un temps, et ils succombent au moment de la tentation.

14 Ce qui est tombé parmi les épines, ce sont ceux qui, ayant entendu la parole, s’en vont, et la laissent étouffer par les soucis, les richesses et les plaisirs de la vie, et ils ne portent point de fruit qui vienne à maturité.

15 Ce qui est tombé dans la bonne terre, ce sont ceux qui, ayant entendu la parole avec un cœur honnête et bon, la retiennent, et portent du fruit avec persévérance..

(1) 1 Rois 17,23

Commentaire patristique par saint Jean Chrysostome

saint Jean ChrysostomeComment est-il sorti ? N’est-il pas présent à tout ? Ne remplit-il pas toutes choses de sa présence ? Il est sorti non en changeant de lieu mais en opérant ce mystère dans lequel, pour pourvoir à nos intérêts, il s’est rapproché de nous, en se revêtant de notre chair. Nous ne pouvions plus aller à Dieu à cause de l’obstacle de nos péchés, à cause de cela le Fils de Dieu est sorti pour venir vers nous. Et pourquoi est-il venu ? Pour abîmer la terre couverte d’épines ? Pour punir les laboureurs négligents ? Non, il est venu pour cultiver et amender cette terre abandonnée, et pour y semer la parole de piété (…)

Il nous montre par là que sa parole est pour tous : le semeur ne fait pas de distinction entre les sillons, mais il jette sa semence à tous ; de même le céleste semeur ne fera pas de distinction entre le riche et le pauvre, le savant et l’ignorant, le tiède et le fervent, le courageux et le timide, il s’adressera à tous également, même quand il prévoira les résistances de l’avenir, afin de pouvoir dire : qu’ai-je pu faire à mon peuple que je ne l’aie fait ? Les prophètes employaient volontiers la comparaison de la vigne ; en employant celle de la semence, il montre que l’obéissance s’imposera avec plus de force à l’homme, lui sera plus facile et portera plus vite ses fruits. (…)

Si la terre est bonne, si le semeur est le même, si la semence est la même, comment se fait-il que les grains aient donné tantôt cent, tantôt soixante, tantôt trente pour un ? Ici encore la différence vient de la nature de la terre : plus la terre est belle, plus la différence est grande. Ce n’est pas le cultivateur, tu le vois, ni la semence, c’est la terre où elle est reçue (par conséquent, c’est la conscience, non la nature) qui explique tout. Là aussi la bonté de Dieu pour l’homme est immense, puisque, loin d’exiger une même mesure de vertu, il accueille les premiers, ne repousse pas les seconds et donne une place aux troisièmes.

Cependant, Jésus parle ainsi pour que ceux qui le suivent ne pensent pas qu’il suffise de l’écouter pour être sauvé.

Évangile – La Fille de la Cananéenne

Chapitre XV versets 21 à 28 (Mc 7,24-30)
La Cananéenne

21 En sortant de là, Jésus se retira dans le pays de Tyr et de Sidon (1).

22 Et voici qu’une femme cananéenne de la région, criait en disant : “Aie pitié de moi, Seigneur, fils de David (3): ma fille souffre cruellement d’un démon.”
23 Il ne lui répondit pas un mot. Ses disciples, s’approchant, le priaient : “Fais-lui grâce, car elle nous poursuit de ses cris.”

24 À quoi il (leur) répondit : “Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël.”

25 Mais la femme était arrivée et se tenait prosternée devant lui en disant : “Seigneur, viens à mon secours !”

26 Il lui répondit : “Il ne sied pas de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens”.

27 “Oui, Seigneur ! dit-elle, et justement les petits chiens mangent des miettes qui tombent de la table de leurs maîtres !”

28 Alors Jésus lui répondit : “O femme, grande est ta foi ! Qu’il t’advienne selon ton désir !” Et de ce moment sa fille fut guérie.

Notes
(1) Il s’agit des deux grandes villes de la Phénicie.
(2) Cette appellation est considérée comme messianique. Il est à noter qu’elle vient d’une étrangère.
(3) À comparer avec la mission des Douze “Ne prenez pas le chemin des nations, n’entrez pas dans une ville de Samaritains. Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël” (Mt 10,5-6) et, au contraire, après la Résurrection : “Allez ! de toutes les nations faites des disciples, et baptisez-les au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit” (Mt 28,19), avant-dernier verset de cet évangile. Il est à remarquer que l’Évangile de Marc, qui aborde de manière plus “incarnée” la première mission conférée aux Douze (Mc 6,8), ne parle pas de ces “brebis perdues” pas plus qu’il ne l’aborde dans le passage correspondant à celui de la femme phénicienne (Mc 7,24-30) où elle est “grecque, syro-phénicienne d’origine”. Cette question n’existe pas non plus dans Luc.

Commentaire patristique par saint Hilaire de Poitiers (v. 315-367)
“Ma fille est tourmentée par un démon”
Cette Cananéenne païenne n’a plus besoin elle-même de guérison, puisqu’elle confesse le Christ comme Seigneur et Fils de David, mais elle demande du secours pour sa fille, c’est-à-dire pour la foule païenne prisonnière de la domination d’esprits impurs. Le Seigneur se tait, gardant par son silence le privilège du salut à Israël… Portant en lui le mystère de la volonté du Père, il répond qu’il a été envoyé aux brebis perdues d’Israël, pour que ce soit d’une clarté évidente que la fille de la Cananéenne est le symbole de l’Église…
Il ne s’agit pas que le salut ne soit pas donné aussi aux païens, mais le Seigneur était venu “pour les siens et chez lui” (Jn 1,11), et il attendait les prémices de la foi de ce peuple dont il était sorti, les autres devant être sauvés ensuite par la prédication des apôtres…
Et pour que nous comprenions que le silence du Seigneur provient de la considération du temps et non d’un obstacle mis par sa volonté, il ajoute : “Femme, ta foi est grande !” Il voulait dire que cette femme, déjà certaine de son salut, avait foi – ce qui est mieux encore – dans le rassemblement des païens, à l’heure qui approche où, par leur foi, ils seront libérés comme la jeune fille de toute forme de domination des esprits impurs. Et la confirmation de cela arrive: en effet, après la préfiguration du peuple des païens dans la fille de la Cananéenne, des hommes prisonniers de maladies d’espèces diverses sont présentés au Seigneur par des foules sur la montagne (Mt 15,30).
Ce sont des hommes incroyants, c’est-à-dire malades, qui sont amenés par des croyants à l’adoration et au prosternement et à qui le salut est rendu en vue de saisir, étudier, louer et suivre Dieu.

Commentaire patristique par saint Jean Chrysostome
“Les petits chiens, sous la table, mangent les miettes des petits enfants”
En s’approchant de Jésus, la Cananéenne ne dit que ces mots : “Aie pitié de moi” (Mt 15,22), et ses cris redoublés attirent un grand nombre de gens. C’était un spectacle touchant que de voir une femme crier avec tant d’émotion, une mère implorer pour sa fille, une enfant si durement malmenée… Elle ne dit pas : “aie pitié de ma fille”, mais : “aie pitié de moi.” “Ma fille ne se rend pas compte de son mal ; moi au contraire, j’éprouve mille souffrances, je suis malade de la sentir dans cet état, je suis presque folle de la voir ainsi”…
Jésus lui répond : “Je n’ai été envoyé que pour les brebis perdues de la maison d’Israël” (Mt 15,24). Que fait la Cananéenne après avoir entendu ces paroles ? Est-ce qu’elle s’en va en gardant le silence ? Perd-elle courage ? Pas du tout ! Elle insiste davantage. Ce n’est pas ce que nous faisons : quand nous ne sommes pas exaucés, nous nous retirons
découragés, alors qu’il faudrait insister avec plus d’ardeur. Qui donc, il est vrai, n’aurait pas été découragé par la réponse de Jésus ? Son silence aurait suffi à ôter tout espoir… Mais cette femme ne perd pas courage, au contraire elle s’approche de plus près et se prosterne en disant : “Seigneur, viens à mon aide (v. 25)… Si je suis un petit chien dans cette maison, alors je ne suis plus une étrangère. Je sais bien que la nourriture est nécessaire aux enfants…, mais il ne faut pas interdire de donner les miettes. On ne doit pas me les refuser…, parce que je suis le petit chien qu’on ne peut pas repousser.”
C’est parce qu’il prévoyait sa réponse que le Christ tardait à exaucer sa prière… Ses réponses n’étaient pas destinées à faire de la peine à cette femme, mais à révéler ce trésor caché.

Source : Homélies sur l’évangile de Matthieu, n°52, § 2 ; PG 58, 520

Saint Macaire l’Egyptien « Venez au repas de noce »

Icône de saint Macaire l’Égyptien

Dans le monde visible, si un très petit peuple se lève contre le roi pour lui faire la guerre, ce dernier ne prend pas la peine de conduire lui-même les opérations, mais il envoie ses soldats avec leurs chefs, et ils engagent le combat. Si, au contraire, le peuple qui se dresse contre lui est très puissant et capable de ravager son royaume, le roi se voit obligé d’entrer lui-même en campagne, avec sa cour et son armée, et de mener le combat.

Vois donc quelle dignité est la tienne ! Dieu lui-même s’est mis en campagne avec ses propres armées, je veux dire ses anges et ses saints esprits, venant lui-même te protéger, afin de te délivrer de la mort. Prends donc confiance, et vois la providence dont tu es l’objet.

Empruntons encore un exemple à la vie présente. Imaginons un roi qui rencontre un homme pauvre et malade et qui n’a pas dégoût de lui, mais guérit ses blessures au moyen de remèdes salutaires. Il le prend dans son palais, le revêt de pourpre, le ceint d’un diadème et l’invite à sa table. C’est ainsi que le Christ, le roi céleste, vient auprès de l’homme malade, le guérit et le fait asseoir à sa table royale, et cela sans violer sa liberté, mais en l’amenant par persuasion à accepter un si haut honneur.

Il est d’ailleurs écrit dans l’Évangile que le Seigneur envoya ses serviteurs pour inviter ceux qui voudraient bien venir, et il leur fit annoncer : « Mon repas est prêt ! » Mais ceux qui avaient été appelés s’excusèrent… Tu le vois, celui qui adressait son appel était prêt, mais les appelés se sont dérobés ; ils sont donc responsables de leur sort. Telle est donc la grande dignité des chrétiens. Voici que le Seigneur leur prépare le Royaume, et il les invite à y entrer ; mais eux, ils refusent de venir. Au regard du don qu’ils doivent recevoir, on peut dire que si quelqu’un…endurait des tribulations depuis la création d’Adam jusqu’à la fin du monde, il n’aurait rien fait en comparaison de la gloire qu’il aura en héritage, car il doit régner avec le Christ pendant les siècles sans fin. Gloire à celui qui a tellement aimé cette âme qu’il s’est donné et confié lui-même à elle, ainsi que sa grâce ! Gloire à sa majesté !

Homélies spirituelles, n° 15, § 30-31 (traduction du P. Placide Deseille, collection Spiritualité orientale n° 40, p. 192

Évangile du 1er Dimanche après la Croix

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc – Appel des Quatre premiers disciples

Chapitre V versets 1 à 11

3 Il monta dans l’une de ces barques, qui était à Simon, et il le pria de s’éloigner un peu de terre. Puis il s’assit, et de la barque il enseignait la foule.

4 Lorsqu’il eut cessé de parler, il dit à Simon : Avance en pleine eau, et jetez vos filets pour pêcher.

5 Simon lui répondit : Maître, nous avons travaillé toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ta parole, je jetterai le filet.

6 L’ayant jeté, ils prirent une grande quantité de poissons, et leur filet se rompait.

7 Ils firent signe à leurs compagnons qui étaient dans l’autre barque de venir les aider. Ils vinrent et ils remplirent les deux barques, au point qu’elles enfonçaient.

8 Quand il vit cela, Simon tomba aux genoux de Jésus, et dit : Seigneur, retire-toi de moi, parce que je suis un homme pécheur.

9 Car l’épouvante l’avait saisi, lui et tous ceux qui étaient avec lui, à cause de la pêche qu’ils avaient faite.

10 Il en était de même de Jacques et de Jean, fils de Zébédée, les associés de Simon. Alors Jésus dit à Simon : Ne crains point ; désormais tu seras pêcheur d’hommes.

11 Et, ayant ramené les barques à terre, ils laissèrent tout, et le suivirent.

Évangile – Beaucoup d’appelés peu d’élus

Évangile de Jésus-Christ selon saint Mathieu – Beaucoup d’appelés peu d’élus

Chapitre XXII versets 1 à 14

22,1 Et Jésus se remit à leur parler en paraboles :

2 “Il en va du Royaume des Cieux comme d’un roi qui fit un festin de noces pour son fils.

3 Il envoya ses serviteurs convier les invités aux noces, mais eux ne voulaient pas venir.

4 De nouveau il envoya d’autres serviteurs avec ces mots : “Dites aux invités : voici, j’ai apprêté mon banquet, mes taureaux et mes bêtes grasses ont été égorgés, tout est prêt, venez aux noces.

5 Mais eux, n’en ayant cure, s’en allèrent, qui à son champ, qui à son commerce ;

6 et les autres, s’emparant des serviteurs, les maltraitèrent et les tuèrent.

7 Le roi fut pris de colère et envoya ses troupes qui firent périr ces meurtriers et incendièrent leur ville.

8 Alors il dit à ses serviteurs : la noce est prête, mais les invités n’en étaient pas dignes.

9 Allez donc aux départs des chemins, et conviez aux noces tous ceux que vous pourrez trouver

10 Ces serviteurs s’en allèrent par les chemins, ramassèrent tous ceux qu’ils trouvèrent, les mauvais comme les bons, et la salle de noces fut remplie de convives.

11 “Le roi entra alors pour examiner les convives, et il aperçut là un homme qui ne portait pas la tenue de noces.

12 Mon ami, lui dit-il, comment es-tu entré ici sans avoir une tenue de noces ? L’autre resta muet.

13 Alors le roi dit aux valets : jetez-le, pieds et poings liés, dehors, dans les ténèbres : là seront les pleurs et les grincements de dents.

14 Car beaucoup sont appelés, mais peu sont élus.”

Évangile de Jésus-Christ selon saint Mathieu – La guérison d’un enfant lunatique

Chapitre XVII versets 14 à 23

(Mc 9.14-29 ; Lc 9.37-43)

Guérison d’un Enfant lunatique 14 Quand ils furent revenus auprès de la foule, un homme s’approcha de Jésus, se jeta à genoux devant lui et le supplia :

15 — Seigneur, aie pitié de mon fils : il est lunatique et il souffre beaucoup : il lui arrive souvent de tomber dans le feu ou dans l’eau.

16 Je l’ai bien amené à tes disciples, mais ils n’ont pas réussi à le guérir.

17 Jésus s’exclama alors : — Vous êtes un peuple incrédule et infidèle à Dieu ! Jusqu’à quand devrai-je encore rester avec vous ? Jusqu’à quand devrai-je encore vous supporter ? Amenez-moi l’enfant ici.

18 Jésus commanda avec sévérité au démon de sortir et, immédiatement, celui-ci sortit de l’enfant, qui fut guéri à l’heure même.

19 Alors, les disciples prirent Jésus à part et le questionnèrent : — Pourquoi n’avons-nous pas réussi, nous, à chasser ce démon ?

20 — Parce que vous n’avez que peu de foi, leur répondit-il. Vraiment, je vous l’assure, si vous aviez de la foi, même si elle n’était pas plus grosse qu’une graine de moutarde , vous pourriez commander à cette montagne : Déplace-toi d’ici jusque là-bas, et elle le ferait. Rien ne vous serait impossible .

La nouvelle annonce de la mort et de la résurrection de Jésus
(Mc 9.30-32 ; Lc 9.43-45)

22 Un jour qu’ils parcouraient tous ensemble la Galilée, Jésus leur dit :
— Le Fils de l’homme va être livré aux mains des hommes.

23 Ils le feront mourir, mais, le troisième jour, il ressuscitera. Les disciples furent extrêmement affligés par ces paroles.

Notes

1 épileptique.
2 La graine de moutarde était, en Palestine, la plus petite graine connue.
3 Certains manuscrits ajoutent : “Mais cette sorte de démon ne sort que par la prière et le jeûne.

Évangile pour la fête de la Dormition : Marthe et Marie

Luc 10-38 Comme Jésus était en chemin avec ses disciples, il entra dans un village (1), et une femme, du nom de Marthe, le reçut dans sa maison.

39 Elle avait une sœur, nommée Marie, qui, s’étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole.

40 Marthe, occupée à divers soins domestiques, survint et dit : Seigneur, cela ne te fait-il rien que ma sœur me laisse seule pour servir ? Dis-lui donc de m’aider.

41 Le Seigneur lui répondit : Marthe, Marthe, tu t’inquiètes et tu t’agites pour beaucoup de choses.

42 Une seule chose est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part, qui ne lui sera point enlevée.

11-27 Tandis que Jésus parlait ainsi, une femme, élevant la voix du milieu de la foule, lui dit : Heureux le sein qui t’a porté ! Heureuses les mamelles qui t’ont allaité !

28 Et il répondit : Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la gardent !

Notes
(1) Jn 11,1 : Béthanie, sur le flanc oriental du Mont des Oliviers, à moinsde 3 km de Jérusalem.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc – L’hémorroïsse et la fille de Jaïre

Évangile du 24e dimanche après la Pentecôte : L’hémorroïsse et la fille de Jaïre

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc
Chapitre VIII versets 41 à 56 (Mt 9,18 ; Mc 5,21)

Épître : Ep 2, 14-22

La fille de Jaïre41 Et voici qu’arriva un homme du nom de Jaïre, qui était chef de la synagogue. Tombant aux pieds de Jésus, il le priait de venir chez lui,

42 parce qu’il avait une fille unique, âgée d’environ douze ans, qui se mourait. Et comme il s’y rendait, les foules le serraient à l’étouffer.

43 Or une femme, atteinte d’un flux de sang depuis douze années, et que nul n’avait pu guérir,

44 s’approcha par derrière et toucha la frange de son manteau; et à l’instant même son flux de sang s’arrêta.

45 Mais Jésus dit : “Qui est-ce qui m’a touché?” Comme tous s’en défendaient, Pierre dit: “Maître, ce sont les foules qui te serrent et te pressent.”

46 Mais Jésus dit: “Quelqu’un m’a touché; car j’ai senti qu’une force était sortie de moi.”

47 Se voyant alors découverte, la femme vint toute tremblante et, se jetant à ses pieds, raconta devant tout le peuple pour quel motif elle l’avait touché, et comment elle avait été guérie à l’instant même.

48 Et il lui dit: “Ma fille, ta foi t’a sauvée; va en paix.”

49 Tandis qu’il parlait encore, arrive de chez le chef de synagogue quelqu’un qui dit : “Ta fille est morte à présent; ne dérange plus le Maître.”

50 Mais Jésus, qui avait entendu, lui répondit : “Sois sans crainte, crois seulement, et elle sera sauvée.”

51 Arrivé à la maison, il ne laissa personne entrer avec lui, si ce n’est Pierre, Jean et Jacques, ainsi que le père et la mère de l’enfant.

52 Tous pleuraient et se frappaient la poitrine à cause d’elle. Mais il dit : “Ne pleurez pas, elle n’est pas morte, mais elle dort.”

53 Et ils se moquaient de lui, sachant bien qu’elle était morte.

54 Mais lui, prenant sa main, l’appela en disant : “Enfant, lève-toi.”

55 Son esprit revint, et elle se leva à l’instant même. Et il ordonna de lui donner à manger.

56 Ses parents furent saisis de stupeur, mais il leur prescrivit de ne dire à personne ce qui s’était passé.

Traduction Bible de Jérusalem © Éditions du Cerf

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc – La Guérison du possédé gérasénien et l’aventure des cochons

Évangile du 23e dimanche après la Pentecôte

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc

Chapitre VIII versets 26 à 39 (Mt 8,28-34 ; Mc 5,1-20)

Épître : Ep 2,4-10

26 Ils abordèrent dans le pays des Géraséniens, qui est vis-à-vis de la Galilée.

27 Lorsque Jésus fut descendu à terre, il vint au-devant de lui un homme de la ville, qui était possédé de plusieurs démons. Depuis longtemps il ne portait point de vêtement, et avait sa demeure non dans une maison, mais dans les sépulcres.

28 Ayant vu Jésus, il poussa un cri, se jeta à ses pieds, et dit d’une voix forte : Qu’y a-t-il entre moi et toi, Jésus, Fils du Dieu Très Haut ? Je t’en supplie, ne me tourmente pas.

29 Car Jésus commandait à l’esprit impur de sortir de cet homme, dont il s’était emparé depuis longtemps ; on le gardait lié de chaînes et les fers aux pieds, mais il rompait les liens, et il était entraîné par le démon dans les déserts.

30 Jésus lui demanda : Quel est ton nom ? Légion, répondit-il. Car plusieurs démons étaient entrés en lui.

31 Et ils priaient instamment Jésus de ne pas leur ordonner d’aller dans l’abîme.

32 Il y avait là, dans la montagne, un grand troupeau de pourceaux qui paissaient. Et les démons supplièrent Jésus de leur permettre d’entrer dans ces pourceaux. Il le leur permit.

33 Les démons sortirent de cet homme, entrèrent dans les pourceaux, et le troupeau se précipita des pentes escarpées dans le lac, et se noya.

34 Ceux qui les faisaient paître, voyant ce qui était arrivé, s’enfuirent, et répandirent la nouvelle dans la ville et dans les campagnes.

35 Les gens allèrent voir ce qui était arrivé. Ils vinrent auprès de Jésus, et ils trouvèrent l’homme de qui étaient sortis les démons, assis à ses pieds, vêtu, et dans son bon sens ; et ils furent saisis de frayeur.

36 Ceux qui avaient vu ce qui s’était passé leur racontèrent comment le démoniaque avait été guéri.

37 Tous les habitants du pays des Géraséniens prièrent Jésus de s’éloigner d’eux, car ils étaient saisis d’une grande crainte. Jésus monta dans la barque, et s’en retourna.

38 L’homme de qui étaient sortis les démons lui demandait la permission de rester avec lui. Mais Jésus le renvoya, en disant :

39 Retourne dans ta maison, et raconte tout ce que Dieu t’a fait. Il s’en alla, et publia par toute la ville tout ce que Jésus avait fait pour lui.

Évangile pour la fête de la Dormition : Marthe et Marie

Luc 10-38 Comme Jésus était en chemin avec ses disciples, il entra dans un village (1), et une femme, du nom de Marthe, le reçut dans sa maison.

39 Elle avait une sœur, nommée Marie, qui, s’étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole.

40 Marthe, occupée à divers soins domestiques, survint et dit : Seigneur, cela ne te fait-il rien que ma sœur me laisse seule pour servir ? Dis-lui donc de m’aider.

41 Le Seigneur lui répondit : Marthe, Marthe, tu t’inquiètes et tu t’agites pour beaucoup de choses.

42 Une seule chose est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part, qui ne lui sera point enlevée.

11-27 Tandis que Jésus parlait ainsi, une femme, élevant la voix du milieu de la foule, lui dit : Heureux le sein qui t’a porté ! Heureuses les mamelles qui t’ont allaité !

28 Et il répondit : Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la gardent !

Notes
(1) Jn 11,1 : Béthanie, sur le flanc oriental du Mont des Oliviers, à moinsde 3 km de Jérusalem.

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