Fresques

La crypte, telle qu'on la découvre actuellement n'a pas toujours eu cet aspect. A l'origine, il n'y avait pas de peintures murales. Celles-ci furent réalisées par Albert Benois, un peintre russe d’origine française, et son épouse Marguerite au cours d'une restauration générale de l'édifice en 1955-1956. Elles recouvrent entièrement les murs et les voûtes de la crypte décrivant en images l'histoire du Christianisme en Russie à partir de son baptême sous sainte Olga et saint Vladimir.

Le peintre a représenté de manière facilement reconnaissable les principales églises et monastères qui ont jalonné l'histoire de la Russie : Sainte-Sophie de Kiev et la Laure des grottes, Sainte-Sophie de Novgorod, les églises de Iaroslavl, le monastère de Valaam, les églises du Kremlin de Moscou, le monastère de la Trinité- Saint-Serge, les églises de Vladimir, enfin les églises de Saint-Pétersbourg et la Laure Alexandre-Nevsky.

Sur les murs et les voûtes, dans les médaillons sont représentés de nombreux saints de la terre russe, saint Vladimir, saint Alexandre Nevsky, saint Serge de Radonège, saint Séraphim de Sarov, des saints moines et moniales, des évêques et métropolites, des fols en Christ ainsi que d'autres saints universellement vénérés, tels saint Nicolas de Myre en Lycie, sainte Catherine, des saints du Nouveau Testament, saint Jean Baptiste, sainte Elisabeth, les saints justes Joachim et Anne, également des saints de France, saint Denys et sainte Geneviève de Paris, enfin les saints patrons des iconographes, saint Albert et sainte Marguerite, et des bienfaiteurs de l'église, sainte Christine, sainte Suzanne et bien d’autres. La représentation des saints ne suit pas le canon iconographique mais provient plutôt de la manière de peindre au XIXème siècle. Mais telles qu'elles sont sur le fond clair, entourées des décorations inspirées des ornements de la vieille Russie, les peintures murales donnent à la crypte une impression de beauté qui saisit le visiteur dès l'entrée.

La cathédrale et la crypte ont été classées monument historique en 1981. A cause de l'humidité, les peintures de la crypte étaient menacées d'effritement. Grâce à une subvention du Ministère de la Culture et aux dons de deux paroissiennes une restauration très complète (peinture, lambris, icônes anciennes) a pu être effectuée en 1998. Elle a été précédée d'une phase d'assainissement général du bâtiment, tout cela sous la direction d'un architecte des Monuments Historiques. Ainsi la crypte a retrouvé tout son éclat pour le début du 3-ème millénaire.

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